Mon expérience de recherche : « Es gibt für alles ein erstes Mal » (Il y a une première fois à tout )

23 avril 2022

J’avais entamé ma dernière session en Maitrise des technologies éducatives quand j’ai été interpellée par  la publication des  postes de recherche initiés par ma professeure Nadia Naffi. En effet, à l’exception d’un cours universitaire suivi en 2020 (EDC-7011) je n’avais pas d’expérience concrète dans ce domaine. Comme dirait ma famille allemande « Es gibt für alles ein erstes Mal » (Il y a une première fois à tout ). Je me suis donc lancée  avec enthousiasme dans mon premier poste en tant que professionnelle de recherche autour du sujet : « Pratiques pédagogiques de haute qualité, équitables et inclusives dans l’enseignement supérieur pour l’après pandémie de COVID19 ».

Dès les premières rencontres avec ma professeure Nadia Naffi, j’ai remarqué que nous étions partenaires, positionnées à pied égal dans une boucle d’apprentissage constante. Nous avions prévu des moments synchrones chaque semaine pour faire le point sur le suivi de notre processus, des réflexions et des apports de solutions trouvées dans divers articles de notre sujet.

Ma professeure a pris le temps de me guider à travers chaque étape de notre projet. Je me suis donc assez vite familiarisée avec les processus scientifiques de notre revue littéraire. Dès le début j’ai été initiée à la détermination de mots-clefs de recherche, à la programmation booléenne et au codage d’articles. Cet accompagnement constant m’a permis de découvrir l’univers scientifique à mon propre rythme et en toute autonomie.

Parmi mes tâches, j’avais la responsabilité des articles scientifiques (« peer-reviewed articles ») et du suivi global de la revue littéraire. J’ai appris à sélectionner des bases de données internationales/canadiennes et à utiliser des fonctions avancées de logiciels de références. La possibilité d’utiliser des filtres avancés de bases de données ou encore l’ajout progressif de critères d’exclusion m’ont permis de mettre en place des réflexes, questionnements et astuces scientifiques. L’ensemble du processus demandait néanmoins du temps et un nombre d’essais avant d’arriver à des articles et résultats ciblés dans nos exigences.

S’il y a une chose que j’ai apprise pendant cette période, c’est qu’il faut tester constamment et être persévérant dans sa curiosité. Qu’il s’agisse de l’utilisation de mots-clefs différents ou de combinaisons multiples, il faut oser tester divers chemins ! Pour moi, la recherche scientifique ne se limite pas à une démarche ou un processus fixe, au contraire c’est un univers de possibilités nourri par  une approche d’essais, d’erreurs et de tentatives. Ainsi, nos résultats ont pu être enrichis par l’ambition de vouloir aller au-delà de nos découvertes.

Outre le fait de développer des savoir-faire scientifiques, cette expérience de recherche m’a permis de déployer une multitude de « softskills ».  En communiquant et en collaborant avec des co-chercheurs et professeurs de facultés internationales, notre équipe a pu recevoir des conseils et recommandations d’un point de vue externe du notre.  C’est ainsi que j’ai pu réfléchir et pratiquer une métaréflexion sur mes démarches et celle de notre équipe . À ce sujet, j’ai rédigé un journal scientifique accessible à notre équipe pour garder trace constante de notre façon de travailler. Documenter au fur et à mesure les démarches scientifiques effectuées était indispensable pour alimenter notre revue littéraire.

Vers la fin de mon mandat, notre groupe s’est élargi et je fus chargée du suivi et de la bonne intégration d’une nouvelle recrue. Intéressant d’observer et confronter des processus scientifiques suivis par un chercheur expérimenté ! J’ai également consulté des interwiews de professeurs sur leurs expériences du quotidien dans l’enseignement supérieur post-covid, témoignages précieux pour établir des liens concrets entre mes recherches  théoriques  et la réalité sur le terrain.

Avec le recul, j’aimerais mentionner un outil qui m’a aidée dans mes méthodes de recherche : le logiciel de codage Maxqda. Après avoir parcouru plusieurs guides et tutoriels, je recommanderais l’utilisation individuelle de ce logiciel qui facilite le codage et l’extrait de citations pour  tous  les articles importés.

Dans l’ensemble, mon poste de recherche m’a permis de renforcer mon identité de chercheuse au niveau de ce projet et au niveau de la rédaction de mon propre projet de fin d’études. En effet, l’utilisation des outils et astuces développées pendant mon mandat a  été réinvestie  dans mon travail de maîtrise.

J’ajouterai que cette mission fut un réel plaisir : le plaisir d’entrer dans un univers  inconnu,  de découvrir  des méthodes,  des outils. Et surtout le plaisir d’être partie prenante d’un groupe où chacun apportait sa contribution dans le but d’enrichir l’oeuvre commune, dans un esprit de construction collaborative. Des liens se sont tissés entre membres, liens de confiance, de partage, et même d’amitié. Je mesure la chance qui m’a été donnée de participer à ce collectif au Québec. Après 3 mois de recherche, je quitte l’équipe avec une boite à outils scientifique que je n’avais pas auparavant.

Je remercie ma professeure Nadia Naffi  d’avoir joué un rôle  de guide, d’aide importante et déterminante dans mes études,  de m’avoir fait confiance, de m’avoir permis  d’aborder l’univers de recherche scientifique dans une situation d’apprentissage. Je la remercie de son engagement et de son accompagnement à la fois exigeant, stimulant et bienveillant.  Au plaisir, de rester connectée avec elle !

Autrice