Le métavers — l’éducation se redessine?

30 avril 2022

Le métavers est en train de se construire et son utilisation grandissante représente d’immenses opportunités. Ce sujet devient de plus en plus d’actualité, depuis que Facebook a créé une maison-mère au nom de Meta et que d’autres géants du domaine comme Microsoft sont en train d’emboiter le pas. Ce qui est important à retenir, c’est que le métavers est extrêmement prometteur pour l’innovation et qu’il a un impact dans divers domaines dont le domaine de l’éducation.

Avant d’aller plus loin, pouvons-nous commencer par comprendre ce qu’est le métavers?

Le terme métavers fut inventé en 1992 par Neal Stephenson, écrivain en science-fiction. Dans son utilisation aujourd’hui, ce concept pourrait signifier différentes choses pour différentes personnes. Toutefois, plusieurs mentionnent le métavers comme le futur d’internet, un monde virtuel en 3D où chacun pourra interagir grâce à des masques ou à d’autres accessoires capables de plonger l’humain dans un univers parallèle au monde physique , donc un monde numérique accessible via la réalité virtuelle et augmentée qui ressemblera à « une ville, à une contrée ou même à un pays représenté numériquement et habités par des résidents avatoriels ».

« Monde miroir », « Internet spatial » et « nuage AR » sont d’autres noms utilisés pour le métavers; les présentés en ce moment ne sont qu’un échantillon de ce qui est à venir.

Est qu’il y a vraiment du nouveau pour l’éducation et les formations dans tout ça?

Plusieurs auteurs et actions démontrent que oui, l’éducation et les formations sont touchées par le phénomène et le métavers pourrait être la meilleure chose pour les étudiants. Selon la vidéo, Le métavers comme accélérateur de changement scolaire, on parle de changement menant à voir le monde entier comme une salle de classe.

Comme avantage, il est constaté que cette technologie permet de contrer les difficultés rencontrées dans les cours synchrones, par rapport au manque d’interactivités. Le métavers permet plus d’interactions avec des expériences immersives qui peuvent rendre les interactions numériques plus humaines pour les apprenants et apprenantes.

Il est aussi constaté que ceux qui sont formés avec cette technologie sont plus confiants pour agir sur ce qu’ils ont appris en formation, ce qui conduit à une amélioration de l’apprentissage avec un meilleur transfert de connaissance sur le terrain. Cela pourrait représenter plus de succès pour les apprenants et apprenantes et des formations plus efficaces, incluant des formations en langue.

Le métavers a aussi l’avantage d’établir un pont entre la formation et le monde du travail, car l’apprentissage avec ce moyen permet de tout simuler dans un monde 3D. Il peut connecter les apprenants au monde entier, ce qui permet la création d’expériences de formation dans une riche variété d’expertise.

Il y a aussi la possibilité de remplacer certains apprentissages et examens écrits par des apprentissages et des examens pratiques, plus proches de la réalité, et ce, sans les conséquences dangereuses du monde réel.

Avec le métavers, les plateformes de médias sociaux seront bonifiées, car un environnement virtuel plus immersif, où il y aura plus d’interaction virtuelle, sera disponible. Ces plateformes comporteront des avantages pour la formation.

Quels sont ou seront les défis rencontrés?

Malgré les avantages du métavers qui viennent d’être cités, cette nouvelle technologie vient avec des défis et des complications qui nécessiteront des solutions. En premier lieu, il est nécessaire d’avoir une connectivité Internet rapide et fiable dans le monde entier pour l’implémentation du métavers, alors qu’en ce moment, ce n’est pas disponible. En plus de la vitesse de connectivité, le manque d’interopérabilité est un défi, car la solution n’est pas complète aussi longtemps que des échanges entre les plateformes ne seront pas effectués avec grande facilité.

S’ajoutent à cela les problèmes déjà existants en lien avec Internet qui pourraient persister ou même augmenter. Nous pouvons ici parler des défis d’accessibilité pour les utilisateurs vivant avec des handicaps. Il faut également considérer les risques concernant notamment la protection de la vie privée, la sécurité des données, la cyberintimidation, la cybercriminalité et aussi les inégalités liées à l’accès à la technologie qui discriminent ceux qui n’ont pas les moyens de se procurer les outils numériques nécessaires.

Il y a le risque pour les utilisateurs, d’un point de vue social et culturel, de créer de nouvelles normes et coutumes de vie virtuelle et de nuire ainsi aux interactions avec l’environnement naturel.

De plus, avec cette nouvelle technologie s’annoncent des publicités encore plus ciblées auprès des utilisateurs avec l’analyse des expressions faciales, des étals de magasins personnalisés et autres, entraînant des risques de surconsommation de la part des utilisateurs.

En conclusion, est-ce que les désavantages ou les défis vont ralentir ou stopper le développement de cet univers?

Malgré les désavantages et défis, il semblerait que non, car plusieurs domaines ont déjà embarqué dans ces changements. Par exemple dans le domaine de la santé, Microsoft a organisé des opérations en réalité augmentée grâce à ses casques HoloLens 2, en collaboration avec des chirurgiens situés dans plusieurs pays. L’intérêt portait principalement sur la formation, surtout pour des pays en manque de certaines expertises médicales. On peut dire que les désavantages et défis que représente cette technologie sont des éléments auxquels il faudra s’adapter, afin de permettre un accès et une utilisation complète à ce que le métavers offre. Le reste est à suivre…

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